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Initiation à l’antidopage

Je sais que beaucoup de personnes ne se sentent pas concernés par la prévention contre le dopage. Peut-être est-ce votre cas actuellement. Peut-être vous dites-vous : « à quoi bon lire entièrement cet article si je ne me dope pas … ».

Détrompez-vous. Non seulement, plus de connaissances n’a jamais fait de mal à personnes (bien au contraire), mais en plus/surtout ce type de raisonnement vous amène à commettre une erreur de fond.

Vous pouvez être surpris en apprenant qu’il est possible de se doper en consommant certains compléments alimentaires et des produits du quotidien [1].

Si vous êtes un athlète officiel, au sens inscrit dans le registre de votre fédération sportive, ne pas vous sentir concerné par le dopage pèse encore plus lourd sur vos épaules.

En effet, selon l’AMA (agence mondiale antidopage), l’athlète est seul responsable de l’assimilation des substances dopantes qu’il consomme, peu importe la nature du produit consommer, même de façon involontaire [1] : « le principe de responsabilité objective signifie que chaque sportif est responsable de ce qui se trouve dans son corps, et donc de ce que l’on peut détecter lors d’un test du dopage. A cet égard donc, peu importe que le sportif ait eu l’intention de se doper ou non, si une substance interdite est retrouvée dans ses analyses, le fait de dopage sera établi et le sportif devra en répondre sur le plan disciplinaire. La responsabilité objective impose donc un haut degré de responsabilité aux athlètes. Il est donc extrêmement important que les sportifs prennent conscience de la nécessité de s’assurer que chaque médicament, chaque complément alimentaire ou toute autre préparation qu’ils absorbent, ne contienne pas de substance interdite ».

Bien que chaque violation des 11 règles antidopage comporte une fourchette de sanction pour les athlètes, les sanctions retenues varient d’un cas à l’autre selon les circonstances de la violation, notamment le type de substances (spécifiée ou non, substance d’abus ou non), le niveau du sportif (élite ou récréatif), son intention éventuelle et son degré de faute [2].

En bref, en apprenant ce que vous ne savez pas concernant la prévention contre le dopage, vous diminuez vos chances de snober ce sujet comme s’il ne vous concernait pas. Ignorer un sujet, peu importe votre prétexte, ne le rend pas inexistant ; les conséquences découlant de cette négligence peuvent quant à elles devenir réelles …

Pourquoi lutter contre le dopage ?

Réponse courte ciblant les points essentiels [2] :

1. Danger pour la santé des sportifs (conséquences sur l’organisme) :

  • Court terme : certains effets.
  • Long terme : peut rester à vie.
  • A déjà causer la mort prématurée de certains sportifs.

2. Danger pour la santé d’autrui :

  • Concurrents : tentent de se surpasser pour gagner.
  • Jeunes athlètes : impressionnés par la carrière et la notoriété de leur idole, tenteront de tout faire pour atteindre son niveau.

3. Nuit à l’image et l’intégrité du sport :

  • Jeunes sportifs (atteinte de l’intégrité du sport) : risquent de se décourager, de perdre l’ambition d’aller plus loin par peur de se retrouver face à d’autres sportifs injustement plus performants qu’eux.
  • Amateurs de sport (atteinte de l’intégrité du sport) : perdront l’envie de soutenir et suivre des sportifs et des évènements biaisés, où les tricheurs peuvent gagner.
  • Image dégradée du sport : peut avoir un impact négatif sur la société, qui perd des sportifs, sur les sportifs et le milieu du sport, pouvant perdre un public désintéressé par un manque de fair-play.

Afin de satisfaire au mieux cet objectif de lutte contre le dopage, il est nécessaire de se renseigner un minimum sur ce sujet à partir de sources fiables. Pour ce faire, une compréhension de base s’impose.

Compréhension de base

En tant que powerlifter, la structure générale à comprendre est la suivante : la fédération IPF (international powerlifting federation) impose ses règles antidopage à chacune des fédérations nationales qui y sont affiliées par le biais d’organisations nationales antidopage (ONAD) [3], comme c’est le cas en Belgique avec la LFPH (https://lfph.be/antidopage/) et la VGPF (https://vgpf.be/anti-doping/) par le biais de quatre ONAD (https://dopage.be/, https://www.dopingvrij.vlaanderen/, https://www.ccc-ggc.brussels/fr, https://nado-ostbelgien.be/) ; règles IPF étant elles-mêmes dépendantes du code mondial antidopage constitué par l’AMA (agence mondiale antidopage) [3].

La quasi-totalité des informations reprises au sein de cet article proviennent tout d’abord du code mondial antidopage de l’AMA, comme c’est aussi le cas vis-à-vis du contenu véhiculé par d’autres vulgarisateurs ; le but de chaque ONAD et de chaque fédération sportive étant de populariser un maximum les informations reprises au sein de ce code.

Mise en garde : fédérations sportives non affiliées à l'AMA

Si vous prônez le sport au naturel, sachez que vous n’êtes pas seul dans votre démarche. En vous entourant des bonnes personnes, c’est-à-dire en côtoyant des personnes un minimum sensibilités à l’antidopage, vous serez en contact de modèles qui vous pousseront naturellement à développer vos valeurs en opposition au dopage.

Grâce à l’AMA (agence mondiale antidopage), il est possible de distinguer les fédérations sportives soumises et non soumises au code mondial antidopage, ce qui représente un critère majeur dans le choix d’une inscription à une quelconque fédération sportive : https://www.wada-ama.org/en/what-we-do/world-anti-doping-code/code-signatories

Dans le monde des sports de force (et bien au-delà encore), toute une communauté de passionné prône le sport au naturel. Par exemple, la fédération IPF (international powerlifting federation), en tant que première fédération internationale de powerlifting, a pris son rôle très au sérieux en se soumettant au code mondial antidopage de l’AMA [3].

Mon conseil est donc le suivant : vous devriez vous méfier des fédérations sportives non signataires du code mondial antidopage de l’AMA. Si la fédération sportive qui vous intéresse n’est pas reprise en tant que signataire du code mondial antidopage, soit l’AMA n’a pas fait de mise à jour sur sa page internet, soit la fédération sportive n’est tout simplement pas enregistrée (ce qui devrait être suffisant à vous en éloigner si vous obtenez confirmation par la suite).

Point sur les compléments alimentaires

« Les compléments alimentaires sont soumis, à la législation sur les denrées alimentaires. Cela signifie que les fabricants sont seuls responsables de la qualité et du respect des dispositions légales et qu’il n’existe pas de véritable procédure d’enregistrement officielle » [4].

« Certains fabricants de compléments alimentaires n’hésitent pas à affirmer que leurs produits sont sans danger pour les sportifs, ou déclarent que le complément alimentaire ne contient pas de substances interdites, jusqu’à les marquer d’une mention DOPING FREE. C’est faux. Ces personnes cherchent à commercialiser leurs produits de manière à les rendre attrayants et convaincants. De plus, une contamination sur le site de fabrication est toujours possible. Sans contrôle des compléments, il est donc impossible de faire ces déclarations. Méfiez-vous de ces fausses affirmations et des faux logos » [4].

« Un certain nombre de firmes ont dans leurs priorités de faire contrôler leurs produits avant leur mise sur le marché et ainsi éviter au possible les risques de contamination. Ainsi les risques de contamination sont très faibles (attention : le risque 0 n’existe pas) » [4].

ONAD (Belgique francophone) : rappel important [4]

En guise de contrôle des compléments alimentaires disponibles sur le marché, voici quelques labels reconnus [4] : https://www.scan-protect.fr/, https://www.nsfsport.com/certified-products/, https://www.koelnerliste.com/en/for-athletes, https://sport.wetestyoutrust.com/ ; chacun de ces labels se basent sur la liste des interdictions de l’AMA (agence mondiale antidopage) étant continuellement mise à jour (voir chapitre « pour en savoir plus »), il en est de même pour les « applications scan » proposées par ces firmes.

En vue de contrôler le complément alimentaire qui vous intéresse/interpelle, et pour comprendre les raisons privilégiant l’utilisation d’une « application scan » comparé à la lecture de la liste des interdictions de l’AMA, je vous recommande de visionner cette courte vidéo : https://www.scan-protect.fr/

Formation gratuite : antidopage

Si comme moi, vous trouvez peu excitant le fait de lire le code mondial antidopage de l’AMA (agence mondiale antidopage), cette formation pourrait mieux convenir à satisfaire votre volonté d’apprendre : https://www.sportintegrity.ch/fr/antidopage/prevention/formation

« 1 vaut mieux que 0 » (Fabien Olicard). De ce fait, malgré que cette formation soit un dilué du code mondial antidopage, vous pouvez vous en contenter ; c’est en tout cas préférable de s’en suffire plutôt que de passer totalement à côté du sujet.

Si vous êtes dans une démarche de formation encore plus minimaliste envers la lutte contre le dopage, vous pouvez vous contenter de la plateforme « Adel » (https://adel.wada-ama.org/learn) ayant été spécialement conçu en tant que plateforme d’éducation et d’apprentissage antidopage ; sa mission étant de devenir « la solution d’éducation de première ligne pour tous les sportifs, entraîneurs, membres du personnel médical et autres parties prenantes » [5].

Si vous vous poser des questions spécifiques, vous pouvez bénéficier de visio-conférence en petit groupe, par exemple sur https://dopage.be/monde-sportif/brochures-et-formations/ ; il est cependant possible que cette formule soit payante. Toutefois, je pense que cette alternative d’apprentissage vous soit plus profitable après avoir au moins parcouru une formation gratuite disponible sur la plateforme « Adel » qui soit en adéquation avec votre profil.

Rappel à l'humilité, au respect et à la bienveillance

Qui que nous soyons, il nous arrive parfois d’être con. Vouloir démontrer aux autres que nous détenons plus de connaissances qu’eux en est un parfait exemple ; nous concernant dans cet article, cela se traduit par le fait de donner une leçon d’antidopage aux personnes moins affiliées à ce domaine.

« Il suffit d’une fois » comme le dit l’adage ; c’est pourquoi je parle en « nous ».

Notre force à vouloir convaincre autrui en vue de les rapatrier à notre cause (antidopage) peut aussi représenter notre plus grande faiblesse, peu importe la noblesse et le niveau de pureté que nous cherchons à défendre ; c’est en cela que le crime de mauvaise pensée a un fondement idéologique. Reprocher à une tierce personne de se questionner, voire de croire, aux intérêts à la légalisation du dopage en dit certainement plus sur nous que sur notre interlocuteur. Il me semble que si nous avançons ce type de reproche, soit nous sommes insuffisamment renseignées concernant les différentes filières d’apprentissage possible, soit nous adoptons une posture de moralisateur, soit nous faisons preuve d’un piètre esprit critique ; rien de bon finalement.

Il existe effectivement des personnes qui cherche sérieusement à comprendre les tenants et aboutissants justifiant la légalisation du dopage, afin de les comparer aux tenants et aboutissants s’opposant au dopage, mais qui n’ose pas s’exprimer entièrement par crainte d’être jugé, par peur de ne pas paraitre assez conforme aux yeux du groupe ; je faisais moi-même parti de ces personnes auparavant. Ce type de questionnement est tout à l’honneur des concernés. C’est une pensée saine, car elle manifeste une volonté d’apprentissage. Or, il est parfois nécessaire de se poser ce type de questions pour ensuite mieux comprendre l’antidopage ; c’est en tout cas préférable d’entamer un processus de réflexion en s’interrogeant à propos du dopage plutôt que de se suffire à ses premières impressions (incomplètes par définition).

Me concernant, j’ai à un moment ressenti le besoin de m’extirper du psittacisme édificateur de l’antidopage (ce que font de nombreuses personnes d’ailleurs). Pour ce faire, j’ai exprimé honnêtement mon questionnement et mes croyances autour des intérêts à la légalisation au dopage envers une personne de confiance, ce qui a été pour moi l’élément déclencheur ayant permis de faire évoluer ma pensée à ce sujet. Je me suis dès lors créer des raisons solides de croire qu’il est préférable de lutter intégralement contre le dopage plutôt que de l’accepter selon certaines conditions ; je pensais que, dans le paysage sportif, créer officiellement à part une (ou plusieurs) catégorie(s) de personnes dopées serait plus juste, car cela prendrait en considération la volonté des personnes souhaitant recourir au dopage selon la logique du droit de bénéficier de leur corps comme bon leur semble. Je comprends donc actuellement la frustration que certaines personnes peuvent ressentir à la simple idée de ne pas démarrer la réflexion en offrant à chaque partie une possibilité de choix équitable.

Il m’a cependant fallu un certain temps avant d’être en adéquation avec la logique de l’antidopage. Bien que le code mondial antidopage de l’AMA repose sur la valeur intrinsèque du sport (souvent qualifiée d’« esprit sportif ») [6], c’est une chose de suivre un chemin que l’on nous recommande, s’en est une autre de savoir pourquoi nous décidons de suivre ce chemin. Qui plus est : bien que la plupart des réponses aux questions que l’on pourrait se poser en (anti)dopage se trouvent certainement dans le code mondial antidopage de l’AMA (voir chapitre « pour en savoir plus »), toute personne se questionnant autour du dopage et de son opposition n’a pas forcément connaissance de l’existence de ce code et de ses déclinaisons.

Ce n’est donc la faute de personne d’être mal et/ou insuffisamment renseignée sur un sujet. Les responsables sont ceux qui détiennent la connaissance et qui n’arrive pas à la transmettre convenablement. Si dès lors nous nous énervons envers quelqu’un qui ne comprend pas ce qu’on lui dit, je pense que nous avons plus à y gagner en nous remettant en question, plutôt qu’en reprochant à notre interlocuteur de ne pas savoir ce qu’il ne sait pas … Également, tant qu’il existera des personnes croyant davantage à leurs arguments de légalisation du dopage en opposition aux arguments de non légalisation du dopage, ce n’est certainement pas en leur imposant une vision du monde opposé à la leur que l’on arrivera à les convaincre de prôner l’antidopage.

De ce fait, ne sous-estimons pas la rationalité des personnes pensant différemment de nous. En effet, se renseigner sur le dopage, voire croire en l’importance de sa légalisation, peut manifester une démarche on ne peut plus sceptique ; par exemple via le concept « d’interrogation élaborée » [7, 8].

Exemple d’utilisation du concept « d’interrogation élaborée » : https://www.youtube.com/watch?v=Y0vnSaxSGiA

Comme annoncé dans la vidéo : « on ne peut pas savoir ce qu’on ne sait pas ». En cela, « l’interrogation élaborée » représente avant tout une piste permettant d’explorer nos lacunes, en vue d’apprendre par nouveau pallier progressif de compréhension, en connectant nos réflexions autour d’un même sujet au lieu de nous contenter d’étudier en suivant l’ordre établi par notre cours (ce qui n’est pas une mauvaise chose en soi, mais cela diffère de la logique du concept « d’interrogation élaborée » dont certains ont plus besoin que d’autres pour avancer dans leur compréhension). Ce qui m’amène à dire que l’apprentissage binaire est en opposition à la vie elle-même : penser que tout se joue entre ceux qui se renseignent à propos du code mondial antidopage (et ses déclinaisons) et ceux qui ne se renseignent pas à propos du code mondial antidopage (et ses déclinaisons) ; car cette conception déforme la réalité de façon flagrante.

En cela, même si nous détenons plus de connaissances et de raisons fiables de croire en l’antidopage comparer aux personnes prônant le dopage, nous pourrions être étonné de constater que notre raisonnement critique soit moins bon que celui de notre interlocuteur.

Ajoutons à cela la complexité du cas par cas vis-à-vis du positionnement de nos croyances (en antidopage et sur tous les sujets de façon générale). Non seulement il peut être extrêmement difficile de faire évoluer nos croyances, car nos biais cognitifs ont aussi cet avantage de préserver notre psyché (en tant que prôneur du dopage, tout comme en tant que prôneur de l’antidopage), mais comme annoncé précédemment, les personnes croyant en l’importance de la légalisation du dopage peuvent avoir des raisons fondées de croire en ce qu’elles croient ; et ce n’est certainement pas par une opposition barbares de nos idées que nous les convaincrons de changer de paradigme.

Nous concernant, que leur raison soit fondée ou non n’importe pas tant que ça, ce qui nous importe devrait être leur conception du sujet abordé. Si nous nous trouvons face à une personne méfiante envers les connaissances établies, nous avons tout intérêt à commencer par l’écouter pour faire avancer la conversation. Ne sous-estimons donc pas l’importance de l’écoute active et intéressons nous davantage à ce qui peut aider la personne avec qui nous communiquons ; cela peut se traduire par une sollicitation du doute de notre interlocuteur, ce qui est une sacrée victoire dans certains cas. Dès lors que nous savons mieux sur quoi jouer nos cartes, notre intervention sera certainement plus pertinente ; ce sera en tout cas toujours mieux que régurgiter nos connaissances il me semble.

Je pense que notre humanisme y est aussi pour quelque chose. Si nous avons pour habitude de dialoguer avec les autres dans un rapport « sachant – apprenant », au lieu d’avoir pour habitude d’entretenir un rapport « personne – personne », nous communiquerons forcément différemment, peut-être même au point de ne plus être en mesure de percevoir des messages censés être facilement identifiables.

Donc, pour éviter de nous transformer en machine à créer des défenseurs de la philosophie du dopage, arrêtons de croire n’importe quoi et remettons nous dès lors plus souvent en question sur la pertinence de nos interactions visant à venir en aide à autrui.

J’espère que ce chapitre vous aura au moins permis de vous rappeler l’importance de ne pas être un connard envers les personnes qui pensent différemment de vous. Si nous chérissons autant le militantisme santé (l’antidopage en faisant parti), nous sommes censés prendre en considération l’importance de ne pas rejeter la pensée des personnes se questionnant en dopage et/ou pensant qu’il est préférable de légaliser le dopage, car cela dessert notre cause. Pour éviter cela, si vous vous sentez vraiment investi d’une mission d’édification de l’antidopage, je vous recommande de visionner cette vidéo en guise de rappel durant votre militantisme : https://www.youtube.com/watch?v=5opz8kvVovs

Dans la continuité de ce chapitre, je pense que ce livre pourrait aussi vous être utile : https://www.amazon.com.be/Arr%C3%AAtez-croire-nimporte-quoi-intellectuelle/dp/2807351263

Conclusion

Sachez que je vous ai berné dans l’introduction de cet article, dans le but d’attirer votre attention sur cette lecture, afin que vous cumuliez quelques connaissances supplémentaires. Vis-à-vis de la prévention à l’antidopage, j’ai volontairement été provocateur lorsque j’ai dit « ce type de raisonnement vous amène à commettre une erreur de fond », « les conséquences découlant de cette négligence peuvent quant à elles devenir réelles », …

En vérité, le risque individuel est un concept erroné tel que présenté de cette façon.

Selon les dires du Dr. McEvoy [9] : « le concept de risque individuel appliqué – véritablement appliqué – à une personne donnée est un oxymore. Le risque pour un individu est comme une cheville carrée pour un trou rond. Nous ne pouvons jamais connaître ou estimer le risque d’une personne. En fait, si vous faites le calcul, l’intervalle de confiance pour une estimation donnée du risque chez une personne varierait de 0 % à 100 % de risque d’événement cardiaque (sujet de l’interview du Dr. McEvoy). Le risque n’est donc pas « personnalisé » et je considère le risque comme un « phénomène de groupe » ».

Note : voir référence [9] pour en savoir plus à ce sujet ; je vous recommande d’ailleurs de lire l’intégralité de cette série d’articles stipulant (entre autres) l’importance majeure de distinguer le risque du danger dans notre compréhension des phénomènes.

J’espère que cette précision vous évitera de développer une crainte vis-à-vis des compléments alimentaires et d’autres produits que vous consommez au quotidien, car cela n’est vraiment pas nécessaire/fondé ; d’autant plus que le présent article met à votre disposition des outils vous prémunissant davantage des types de danger provoqué par le dopage involontaire.

En cela, rappelez vous que l’on peut être méfiant et se prémunir suffisamment sans forcément éprouver de la crainte.

Note : pour transmettre, il faut parfois chercher à attirer l’attention (surtout pour un sujet aussi barbant que l’antidopage). Je sais que je peux être perçu comme le plus gros des enfoirés par ceux qui ont pris peur à la lecture de l’introduction notamment, mais je suis content si cette stratégie vous a amené à ce stade de la lecture. Par la même occasion, voici un petit rappel d’esprit critique : vous vous devez de ne jamais accorder une confiance aveugle aux propos de qui que ce soit, y compris les miens.

Pour en savoir plus

J’espère vous avoir convaincu à vous renseigner (davantage) sur la prévention contre le dopage, par exemple via les liens suivants :

Quoi qu’il en soit, l’éducation à la prévention contre le dopage est un facteur contribuant à la maturation du profil de chaque athlète. Allez-y à votre rythme, mais tâchez tout de même de vous renseigner un minimum sur ce sujet pour votre bien personnel et aussi pour celui de la communauté.

Références

[1] Contrôle du dopage : Droits et responsabilités des sportifs contrôlés. (s. d.). Organisation Nationale Anti-Dopage. https://dopage.be/le-dopage/controle-antidopage/droits-et-responsabilites/

[2] Organisation Nationale Antidopage : Le dopage. (s. d.). Organisation Nationale Anti-Dopage. https://dopage.be/le-dopage/

[3] IPF Anti-Doping Rules – International Powerlifting Federation IPF. (s. d.). https://www.powerlifting.sport/anti-doping/ipf-anti-doping-rules

[4] ONAD. (s. d.). Le dopage. Compléments alimentaires. Organisation nationale antidopage. https://dopage.be/le-dopage/complements-alimentaires/

[5] World Anti-Doping Agency. (s. d.-a). À propos d’ADEL. Agence Mondiale Antidopage. https://www.wada-ama.org/fr/nos-activites/education-et-formation/propos-dadel

[6] World Anti-Doping Agency. (s. d.-c). Code mondial antidopage. Agence Mondiale Antidopage. https://www.wada-ama.org/fr/ressources/code-mondial-antidopage-et-standards-internationaux/code-mondial-antidopage

[7] McDaniel, M. A., & Donnelly, C. (1996). Learning with analogy and elaborative interrogation. Journal Of Educational Psychology88(3), 508‑519. https://doi.org/10.1037/0022-0663.88.3.508

[8] Andrievici, P. R. (s. d.). 5 techniques efficaces pour apprendre – CIELhttps://ciel.unige.ch/2013/10/5-techniques-efficaces-pour-apprendre/

[9] Bernstein, A. (2019, 2 février). Risk In Perspective : Population risk does not equal individual risk. SciMoms. https://scimoms.wordpress.com/2018/04/04/population-risk-individual-risk/

Lucas Van Der Linden

Lucas Van Der Linden a plus de 6 ans d'expérience en musculation, détient un bachelier en coaching sportif, et a commencé depuis peu les compétitions en powerlifting à niveau amateur. Envieux d'aller au bout de sa compréhension, Lucas cumule des connaissances principalement en sciences de l'entrainement et de la nutrition, ce qui l'a amené à entreprendre la formation "Bayesian France" et "Adeps moniteur initiateur en powerlifting/haltérophilie". Fondateur et propriétaire de "Berserk Training System", un site dédié avant tout au coaching en ligne visant à informer/éduquer les pratiquants de musculation durant leur progression, il a pour projet professionnel de se dégager suffisamment de temps pour créer du contenu utile dans son champ d'expertise sous forme d'articles et de podcasts.

Cette publication a un commentaire

  1. « Faisons en sorte que nos connaissances soient utiles à la société et non que la société soit utile à nos connaissances » (elle est de moi celle-là) 😉

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