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Petite réflexion autour de la légitimité professionnelle en coaching

Dans une ère où l’information est abondante et où la recherche de professionnels du coaching est devenue monnaie courante, il est essentiel de développer un esprit critique vis-à-vis des personnes que nous choisissons de suivre et de celles à qui nous accordons notre confiance. Cet article a pour objectif de vous aider à devenir plus avisé dans votre démarche d’évaluation de la légitimité professionnelle des coachs.

Nous allons explorer une grille d’évaluation, identifiant les principaux critères que je considère comme cruciaux avant d’entamer une collaboration avec un coach. Je vais partager brièvement mon point de vue sur chaque critère, parfois agrémenté d’anecdotes et d’une touche d’humour. Mais pourquoi, me direz-vous, les diplômes et l’expérience, souvent considérés comme les pierres angulaires de la légitimité professionnelle, ne suffisent-ils pas en eux-mêmes à établir cette légitimité ? C’est l’une des questions auxquelles cet article tentera de répondre.

Gardez à l’esprit que cet article ne couvre que les principaux critères de légitimité professionnelle, tels que je les perçois, appliqués au coaching avant le début de la collaboration. De plus, il ne prétend pas être exhaustif sur le sujet. Il existe de nombreuses perspectives différentes pour aborder ce domaine. Voici donc ma manière de vous présenter une réflexion sur la légitimité professionnelle en coaching.

J’espère donc que votre lecture vous aidera par la suite à évaluer en toute confiance la légitimité professionnelle du coach avec qui vous souhaitez collaborer le cas échéant.

Introduction

Que pensez-vous de l’adage « l’action prime sur la préparation » dans le contexte de la légitimité professionnelle ? Prenez un moment pour y réfléchir. Selon moi, l’action doit toujours découler d’une préparation adéquate, définie de manière responsable et fondée sur des preuves solides.

Il est troublant d’entendre sur les réseaux sociaux des affirmations telles que « un entrepreneur est quelqu’un qui se jette d’une falaise et construit un avion en pleine chute » ou « 2 semaines suffisent pour concevoir son entreprise car il n’y a jamais de bon moment pour commencer ». Ces déclarations suscitent des questions sur la légitimité de leurs auteurs. En coaching sportif en ligne, des influenceurs utilisent parfois des étiquettes telles que « programme individualisé » pour divulguer des fichiers PDF standard, ou des termes marketings (tailler, affuter, …) pour décrire des concepts tels que la perte de masse graisseuse ou la prise de masse musculaire.

Il est important de comprendre que le raisonnement (ou son absence) est étroitement lié à la perception de la vérité [1]. En accordant aveuglement sa confiance au premier coach venu, cela soulève la question de savoir s’il est possible qu’un coaché puisse soutenir son coach alors que le coaching n’a pas tenu ses promesses. La réponse semble couler de source … En combinant la règle de persuasion essentielle de ne pas contraindre une personne à faire ce qu’elle n’accepterait pas de faire volontairement [2], avec le besoin humain de donner un sens à de mauvais choix [3], nous pouvons plus facilement devenir cette personne qui recherche des réponses tout en arrêtant de se poser des questions [4].

La réalité est que certains représentants du coaching utilisent de fausses promesses, une publicité exagérée et des informations discutables. Cela contribue à rendre plus difficile la lutte envers ses propres croyances, qui de base n’est pas simple [5]. Sincèrement, « qui ne voudrait pas accéder à quelque chose qui est rapide, simple à comprendre, facile à mettre en œuvre, et qui peut vous assurer d’aller bien dans votre vie, de réussir au-delà de vos attentes et de faire prospérer et de rendre heureux tour vos proches ? » [4]. Rajoutons à cette promesse contemporaine le fait que nous ne sommes même plus tranquilles chez nous, étant donné que de nombreuses entreprises en ligne prennent l’initiative de recommander des produits en fonction des centres d’intérêts du client [2].

Si certains abusent de leur notoriété pour vendre des produits ou services de qualité inférieure à leurs prétentions, comment éviter d’être leur prochaine victime ? J’espère que cet article vous apportera des réponses.

Définition de la légitimité professionnelle

Pour comprendre la légitimité professionnelle, commençons par nous pencher sur sa définition. En surface, la légitimité professionnelle semble renvoyer à ce qui est juste et équitable [6] dans l’exercice de n’importe quel métier. Cette définition peut sembler plausible à première vue, et beaucoup pourraient être enclins à l’accepter. Cependant, il est essentiel de creuser plus profondément, car cette définition apparente ne précise pas ce que signifient réellement « justice » et « équité ». Ces termes sont souvent considérés comme des notions normées, des idéaux généralement acceptés ; et c’est précisément cette acceptation aveugle qui peut poser problème.

Imaginez ceci : deux personnes partagent la même conception de la justice et de l’équité, mais elles y parviennent pour des raisons différentes. Cela signifie que leurs convictions communes peuvent reposer sur des fondements distincts, ce qui peut laisser croire que l’une ou l’autre personne détient un argumentaire fragile. Par exemple, deux individus peuvent croire que soulever des poids avec le dos rond n’est pas intrinsèquement mauvais. L’un de ces individus a tiré cette conclusion après une recherche approfondie dans la littérature scientifique, tandis que l’autre se contente de répéter ce que son ami lui a dit.

C’est ici que la nécessité d’une définition plus précise de la légitimité professionnelle se fait ressentir. Selon le Larousse, la légitimité peut se définir ainsi : « qualité d’un pouvoir d’être conforme aux croyances des gouvernés quant à ses origines et à ses formes » [7]. Cette définition souligne que la légitimité n’existe que par la valeur que les parties prenantes accordent à un pouvoir donné. Le terme « gouvernés » peut sembler inapproprié, mais il fait référence à l’idée de conduite, de gestion, de l’application du pouvoir pour être le maître de quelque chose [8].

Une personne « gouvernée » est donc une personne soumise à son maître. Lorsqu’une personne se soumet à la légitimité professionnelle de quelqu’un d’autre, la frontière n’est jamais loin pour en devenir son fervent défenseur. De ce fait, tout comme il est possible de convaincre sans avoir raison, il est tout à fait possible de paraître légitime sans nécessairement l’être. Cette possibilité est renforcée par le soutien irrationnel accordé à certains « ultracrépidarianistes » (nous le sommes tous un peu, au fond…) qui gagnent en crédibilité, même si leur fonction première est de balayer les coulisses de la scène …

Face à cette réflexion, je vous encourage à élaborer votre propre définition de la légitimité professionnelle, en utilisant des termes que vous pouvez expliquer, tout en considérant des critères suivants comme des piliers stables, et non comme des tremplins :

  1. La Perception des Parties Prenantes : comprenez que la légitimité dépend souvent de la façon dont les autres perçoivent le pouvoir ou la profession en question.
  2. Les Fondements de Votre Conviction : explorez les raisons qui sous-tendent vos croyances sur la légitimité professionnelle, et assurez vous qu’elles reposent sur une base solide.
  3. Le Soutien Irrationnel : soyez conscient du rôle du soutien irrationnel dans la construction de la légitimité et de la crédibilité, même lorsque les arguments sont faibles.

Présentation et développement des critères de légitimité professionnelle

Avant de vous engager dans une collaboration de coaching, il est essentiel de vous assurer de la légitimité professionnelle de votre coach potentiel. Mais comment évaluer cette légitimité ? Voici les critères principaux (selon moi) qui peuvent vous aider à former une opinion solide :

  1. Diplôme(s) : le premier pilier de la légitimité professionnelle réside dans l’obtention de diplômes pertinents. Un diplôme en coaching ou dans un domaine connexe peut indiquer une formation formelle et une base de connaissances solides.

Je tiens à souligner que la possession d’un diplôme ne garantit pas nécessairement la compétence. Cependant, il atteste d’une certaine rigueur professionnelle, indiquant que la personne diplômée a fait ses preuves dans un contexte précis, avec des critères d’évaluation spécifiques, ce qui n’est pas le cas pour quelqu’un sans diplôme.

Même si l’obtention du diplôme remonte à de nombreuses années, ce qui pourrait potentiellement remettre en question la crédibilité de son titulaire, le fait d’avoir suivi un programme d’études suggère que le professionnel en question a acquis au moins une base solide de connaissances.

Pour ces raisons, je considère le diplôme comme un important critère de légitimité, bien que non suffisant en soi.

Exemple : Imaginez que vous cherchiez un coach en musculation. Opter pour un coach certifié par une institution reconnue peut vous donner l’assurance que cette personne a suivi une formation approfondie dans le domaine. Quelle preuve de confiance obtenez vous en faisant confiance à un coach non diplômé ? Aucune.

  1. Durée de pratique du métier : l’expérience est inestimable en coaching. Un coach qui a passé de nombreuses années à travailler avec différents types de clients aura probablement acquis une compréhension pratique approfondie des défis et des besoins variés.

Bien que la durée de pratique d’un métier soit un critère essentiel, il est parfois surestimé au point que nous en oublions qu’il peut être trompeur. Tout comme le diplôme, j’entends souvent des « professionnels » se prévaloir de leur expérience pour asseoir leur légitimité de façon infondée.

Afin de ne pas se laisser aveugler par un seul critère de légitimité, il est important de se rappeler que remettre en question l’expérience d’une tierce personne suit le même principe que la remise en question d’un diplôme. En d’autres termes, dire « j’ai été formé dans telle école » et « j’ai pratiqué ce métier pendant 30 ans » ne suffisent pas à eux seuls pour justifier pleinement la légitimité professionnelle de quelqu’un. Pour illustrer cette idée, j’aime utiliser une analogie basée sur le jardin et des graines :

Le jardin représente la pratique (l’expérience, la durée d’exercice du métier), tandis que les graines représentent la théorie (le diplôme, la formation). Posséder un grand jardin signifie avoir passé beaucoup de temps à travailler la terre, tout comme disposer d’un grand nombre de graines atteste d’une formation approfondie. Cependant, il est évident que l’on ne peut pas se nourrir uniquement de terre ou de graines. En outre, ceux qui ont un grand jardin mais peu de graines récoltent peu sur une grande surface, tandis que ceux qui ont un petit jardin mais beaucoup de graines récoltent beaucoup sur une petite surface. L’objectif est d’obtenir la récolte la plus riche possible pour se nourrir au mieux, un concept que les « adeptes de l’expérience » semblent parfois négliger, en ajoutant des poignées de terre à leur alimentation sous prétexte qu’ils en ont beaucoup à disposition, ce dont certains semblent même être fiers ; cela montre à quel point l’illusion peut survenir à tout moment.

Note : toutes les années d’expérience ne se valent pas forcément. L’entourage (par exemple : les collègues de travail) a un fort impact sur qui nous sommes amenés à devenir, ou sur ce que nous sommes amenés à apprendre dans une moindre mesure.

  1. Date de commencement (approximative) du métier : il est utile de connaître depuis combien de temps quelqu’un exerce. Cela peut donner une idée de sa stabilité professionnelle et de son engagement dans le domaine.

Exemple : Un coach qui a commencé sa carrière il y a 20 ans et qui est toujours actif dans le secteur du coaching sportif montre un engagement à long terme envers sa profession, ce qui n’est pas pareil pour une personne ayant pratiqué le métier depuis 20 ans à partir de 1990 …

  1. Formation théorique continue : le monde du coaching évolue constamment. Un coach qui s’engage dans une formation continue démontre son désir de rester à jour avec les dernières avancées dans le domaine.

Je n’ai pas grand-chose à ajouter à ce sujet, si ce n’est que je désapprouve l’approche de ceux qui exercent un métier ayant un impact sur la santé d’autrui et qui négligent la formation théorique au profit de l’apprentissage sur le terrain. Cette approche est similaire à celle et ceux qui disent « j’ai 30 ans d’expérience, donc je sais ce que je fais. » Je pense qu’il y a un temps pour transmettre son savoir et un autre pour continuer à apprendre. Ainsi, il est contradictoire, inefficace et parfois dangereux de prétendre que l’on peut tout apprendre sur le terrain. Dans le domaine de la santé, apprendre sur le terrain doit découler de notre engagement professionnel, et éventuellement de la volonté d’un supérieur disposé à partager ses connaissances, mais cela ne doit jamais être notre seul objectif de formation.

Exemple : les formations en lignes peuvent être un bon moyen de se former en ciblant des axes de formation spécifiques.

  1. Approche basée sur les preuves : une approche qui s’appuie sur des preuves scientifiques peut indiquer une pratique fondée sur des données solides. Recherchez un coach qui intègre la science dans sa méthode.

L’idée sous-jacente d’une critique constructive consiste à accorder de plus en plus de crédit aux informations étayées par des preuves, tout comme l’approche « Evidence Based Practice » (pratique basée sur les preuves) qui vise à améliorer la manière dont des données de recherche scientifique de haute qualité peuvent être utilisées pour prendre des décisions pratiques optimales en matière de santé [9]. Se laisser convaincre sans explication fondées revient en quelque sorte à adopter une approche « Practice Based Evidence » (preuves basées sur la pratique), que nous cherchons à éviter autant que possible.

J’ai malheureusement entendu à plusieurs reprises des professionnels, qui exercent depuis de nombreuses années, masquer leur manque d’approche scientifique derrière leur expérience. Lorsqu’ils disent des choses comme « la science ne détient pas toute la vérité » ou « une étude scientifique peut être biaisée », cela semble raisonnable. Cependant, le problème survient lorsque ces discours accordent plus d’importance à leur propre opinion qu’à la recherche scientifique en elle-même, sous prétexte que leurs années d’expérience les dispensent de consulter les données actuelles. Il est contradictoire de prétendre avoir un avis plus éclairé sur un sujet sans l’avoir consulté au préalable. J’ai déjà rencontré des professionnels de la santé qui disaient des choses comme « je ne sais pas ce que dit la science sur ce sujet, je n’ai pas encore consulté la littérature actuelle, mais attention à ne pas croire tout ce qui se dit en science ! Une étude scientifique ne reflète pas la réalité. D’ailleurs, avec mon expérience, j’ai compris que … ». En général, ce qui suit ne peut être que source de confusion. Malheureusement, il faut tout de même payer ce type de consultation …

Anecdote : Lorsque j’avais collaboré à titre personnel avec un coach nutritionnel, j’ai entendu des conseils empiriques prendre la place de conseils scientifiques ; d’où l’importance de déterminer la juste place des données scientifiques sur lesquels nous nous basons en tant que coach, pour exprimer au mieux notre savoir-faire agrémenter d’empirisme.

  1. Communication répondant aux besoins et aux attentes : il est naturel de s’attendre à ce qu’un professionnel réponde à vos besoins, mais il est essentiel de ne pas considérer la satisfaction de ses besoins comme le seul critère pour évaluer la légitimité d’un professionnel.

En réalité, il est souvent difficile de définir de manière précise et complète ce dont nous avons besoin, sinon nous n’aurions pas recours aux services d’un professionnel. Par exemple, dans le domaine du coaching sportif, de nombreuses personnes cherchent à améliorer leur forme physique et leur santé globale. Si nous considérons que la satisfaction de nos attentes et de nos besoins est la même chose, nous pourrions être enclin à être trop indulgent lors du choix de notre coach sportif, car la satisfaction des besoins est un processus continu, tandis que la satisfaction des attentes peut être atteinte plus rapidement.

Exemple : imaginez que quelqu’un prétende détenir un diplôme en coaching sportif pour vous convaincre de collaborer avec lui. Il est essentiel de comprendre que détenir un diplôme ne garantit pas nécessairement la capacité de faire perdre de la graisse ou de développer la masse musculaire. C’est pourquoi, comme précédemment énoncé, il ne faut pas se fier uniquement à un seul critère comme preuve de compétence.

  1. Communication simple : bien qu’un coach efficace doive pouvoir communiquer de façon à répondre à vos besoins ainsi qu’à vos attentes, communiquer simplement vous permet de mieux vous comprendre.

Malheureusement, certains professionnels n’ont pas toujours la formation « soft skills » requise pour à la fois restituer honnêtement et entièrement leur pensée et délivrer leur message de façon à ne pas choquer. Certes, une communication claire et transparente est essentielle pour établir la confiance avec les coachés et pour garantir que les professionnels fournissent des services appropriés en fonction de leur formation et de leur expérience réelle, et non pas sur base de l’image faussée qu’ils auraient d’eux-mêmes. Cependant, il me semble bon de rappeler que la communication se fait d’abord à deux, sans quoi nous faisons référence à un monologue. Définir des critères pour se faire une idée de la légitimité professionnelle d’autrui n’aura jamais plus d’importance que votre volonté à comprendre la pensée d’autrui, aussi complexe ou simple soit-elle.

Note : si vous avez pour motif de ne pas écouter le message délivrer sous prétexte qu’il n’est pas simple ou pas agréable à entendre, vous augmentez selon moi vos chances de vous faire arnaquer. En effet, une belle rhétorique, quand bien même douce, n’est pas suffisante pour une prise en charge adéquate. Il existe bel et bien de véritables professionnels « hard skills » qui soit parfois nul en « soft skills » (et inversement). Pour bien faire, ne confondez donc pas l’utile et l’agréable.

  1. Application personnelle des revendications professionnelles : un coach qui met en pratique ce qu’il enseigne peut inspirer la confiance. Assurez vous que votre coach incarne ses conseils.

Il est important de s’interroger sur la manière dont ce dernier applique personnellement les compétences qu’il recommande à ses coachés. Est-il lui-même engagé dans une pratique sportive similaire à celle pratiquée par ses coachés ? Suit-il un programme de formation ou reçoit il un encadrement de la part d’autres professionnels ? Participe-t-il à des compétitions s’il s’agit d’une exigence pour son domaine d’expertise ? Ou se contente-t-il simplement de pratiquer son métier sans être lui-même actif sur le plan physique ?

Anecdote : avant de m’accompagner à ma première compétition de powerlifting, mon ancien coach avait déjà pratiqué le sport depuis 5 ans (de mémoire) tout en ayant accompagné d’autres athlètes avant moi.

  1. Honnêteté intellectuelle : recherchez un coach qui est ouvert aux critiques constructives. L’honnêteté intellectuelle favorise le développement continu de tous les parties concernées.

L’honnêteté intellectuelle est un aspect crucial de la légitimité professionnelle. Si un professionnel a été pris à se tromper publiquement et a choisi de nier ou de se dégager de ses responsabilités plutôt que de reconnaître ses erreurs, cela doit susciter des inquiétudes légitimes. Bien sûr, il est important de considérer le contexte dans lequel l’erreur a été commise, mais il ne faut pas oublier que le choix de mentir plutôt que d’admettre une erreur en dit long sur l’intégrité d’une personne. Les excuses et la reconnaissance des erreurs sont essentielles pour établir la confiance.

À titre d’exemple, voici une anecdote pertinente : après avoir rédigé une version préliminaire de cet article, j’ai eu une conversation surprenante avec une connaissance. Au cours de notre discussion, cette personne m’a révélé sa « stratégie » pour améliorer son référencement sur Internet, qui consistait essentiellement à reprendre le contenu d’articles ayant un fort potentiel en termes de référencement, en paraphrasant certains passages ou en utilisant des synonymes. Cette pratique s’apparente au « duplicate content » ou à la réutilisation non autorisée du contenu d’autres auteurs, ce qui équivaut à du plagiat.

Lorsque j’ai demandé à cette connaissance si elle citait les auteurs dont elle reprenait le contenu, voici ce qu’elle m’a répondu : « Tu ne t’appropries pas l’article de l’auteur, tu t’appropries le sujet et la manière dont c’est écrit. Tu dois citer un auteur lorsque tu prends l’article tel quel, mais ce n’est pas du tout le cas ici. Il est retravaillé tout en optimisant le référencement ». Ses arguments justifiant sa démarche étaient les suivants : « Les formations sur le référencement existent depuis des années, beaucoup de gens procèdent ainsi et ce n’est pas pour rien, Google dispose d’un service de détection du plagiat (sous-entendant que les articles plagiés sont détectés par Google), etc ».

Bien que ces arguments puissent sembler convaincants, considérer que le plagiat se limite à une simple réutilisation telle quelle du contenu d’un auteur démontre une mécompréhension fondamentale de ce qu’est réellement le plagiat. Le plagiat peut revêtir de nombreuses formes, notamment le copier-coller, la traduction, la paraphrase, l’auto plagiat, le plagiat en mosaïque et l’achat de documents [10]. En Belgique, par exemple, un plagiaire peut être tenu de verser des dommages-intérêts pour violation des droits d’auteur, voire être passible de sanctions pénales, y compris des amendes ou des peines de prison en cas de violations graves [11]. La définition du plagiat selon le code de la propriété intellectuelle est formelle à ce sujet : « toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite sans le consentement de l’auteur […] est illicite. Il en est de même pour la traduction, l’adaptation ou la transformation, l’arrangement ou la reproduction par un art ou un procédé quelconque » [10].

L’argument selon lequel Google dispose d’un système anti plagiat ne doit pas non plus être pris pour argent comptant, car il existe des logiciels capables d’apprendre à plagier sans être détectés [12]. En fin de compte, cette anecdote souligne l’importance de l’intégrité intellectuelle et de la transparence dans le domaine professionnel, ainsi que le besoin de se méfier des professionnels qui choisissent de ne pas respecter ces principes. Bien que le plagiat soit sanctionnable, il n’est pas pour autant à dramatiser car il relève parfois de la simple négligence, d’une volonté d’apprentissage ou d’un hommage rendu à l’un de ses maitres [12]. Je pense que discuter avec les personnes recourant au « plagiat involontaire » suffit souvent à leur faire prendre conscience de leur erreur (d’expérience, ce n’est pas toujours le cas …).

Si quelqu’un choisit de recourir au plagiat, il est légitime de se demander si ce manque de sérieux pourrait se refléter dans d’autres aspects de son travail, tels que la création d’un « programme de formation » ou la prestation d’un « accompagnement individualisé » (pour ne citer que quelques exemples). C’est pourquoi, lorsque je m’apprête à lire un article, je considère presque toujours les « références » en fin d’article comme un critère essentiel de crédibilité de son auteur. Dans 90% des cas, si l’auteur ne fournit pas de « références », je préfère m’abstenir, et je vous encourage à faire de même. Bien sûr, il existe des exceptions. Par exemple, je peux accorder ma confiance à des auteurs que j’ai longuement étudiés et dont j’ai pu évaluer a posteriori la fiabilité de leurs informations, ou à des organismes officiels. Cependant, je tiens à souligner l’importance de lire l’article pour ce qu’il offre intrinsèquement, sans pour autant dramatiser la situation en cas d’absence de sources, surtout si les objectifs de l’article ont clairement été définies.

Cette réflexion m’évoque l’utilisation de ChatGpt, le chatbot d’OpenAI basé sur le modèle LLM, pour « rédiger » des articles. Il est important de noter que je ne suggère pas que l’utilisation de ChatGpt pour la rédaction d’articles soit intrinsèquement mauvaise. Cependant, confier la majeure partie, voire la totalité, de ses recherches à un logiciel, qui fournit essentiellement des « complétions » plutôt que des « réponses » [13, 14, 15], au nom de la rentabilité temporelle (un argument majeur défendu par les partisans de ChatGpt), peut remettre en question le sérieux du travail, du moins à mon avis. Par exemple, il a été signalé que ChatGpt invente des références académiques plausibles mais fausses [16]. De plus, même lorsque des sources réelles sont résumées, comme dans la nouvelle démonstration de Bing alimentée par ChatGpt, le contenu des sources peut être déformé [16]. Lorsque la plupart des résultats sont corrects, il peut être difficile d’identifier les inexactitudes, et à mesure que les modèles deviennent plus précis, le problème pourrait s’aggraver, car les utilisateurs pourraient être tentés de ne pas vérifier les faits, en supposant à tort que tout est correct, alors que des erreurs subsistent [16]. De plus, il convient de rappeler que, bien que l’exploration de textes et de données ne soit généralement pas considérée comme une violation du droit d’auteur, les résultats spécifiques générés par un modèle d’IA peuvent être directement liés à un travail existant protégé par le droit d’auteur [16]. Cette démarche, qui consiste à abuser de l’utilisation de ChatGpt à des fins personnelles, alimente ma conviction que certaines personnes sont motivées par une mentalité capitaliste, cherchant à gravir les échelons en s’appropriant la créativité, le processus de recherche et de réflexion, ainsi que les résultats, tout en prétendant « optimiser » leurs efforts. Cela nous rappelle qu’obtenir une quantité abondante d’informations ne garantit pas toujours la qualité de ces dernières. On peut légitimement se demander ce que ces coachs chercheront à « optimiser » ensuite grâce à la technologie. Peut-être qu’ils délégueront même la création de leurs programmes personnels à un collègue sans en avertir leur public ? Oh, attendez, cela existe déjà …

  1. Témoignages et transformations clients : les témoignages et les preuves de transformations clients peuvent valider les compétences d’un coach. Recherchez des retours positifs de personnes ayant obtenu des résultats tangibles, et des retours négatifs de personnes insatisfaites pour bien faire.

L’authenticité des témoignages et des transformations clients est un élément essentiel pour se faire une idée de la légitimité professionnelle de quelqu’un. Malheureusement, leur falsification est une pratique courante, notamment en ligne ; d’où l’importance des témoignages de personnes insatisfaites (vous pourriez même envisager de rentrer en contact avec ces personnes ayant été insatisfaites pour leur demander de plus amples informations sur ce qui vous intéresse).

Pour illustrer ce point, voici l’une de mes expériences personnelles. J’ai suivi une formation en marketing pour coachs sportifs (je préfère garder le nom de cette formation confidentiel). Au cours de cette formation, j’ai été encouragé par mon superviseur marketing à utiliser des transformations clients « avant-après », afin d’augmenter ma crédibilité professionnelle sur les réseaux sociaux en vue de vendre mes services de coach sportif en ligne. Cependant, les images « avant-après » provenaient de personnes que je ne connaissais pas …

Ce qui rendait la situation encore plus délicate est que mon superviseur marketing considérait cela comme une pratique normale et rentable. Dans l’une de ses vidéos de formation, il expliquait que « tout est bon pour gagner de l’argent » et qu’il ne tolérait aucune excuse. Cette contradiction entre son discours persuasif et la réalité m’a fait vivre un véritable dilemme moral.

Durant cette formation, promettant des résultats exceptionnels aux coachs sportifs, j’ai remarqué que je me devais de faire le tri entre les informations que je décide de conserver par utilité et les informations que je décide de ne pas prendre en compte par manque d’éthique et/ou de pertinence. J’ai finalement réalisé que les quelques notions de marketing que j’avais acquises ne valaient pas le prix exorbitant que j’avais payé (1000 euros).

Ce qui est encore plus préoccupant est que le formateur incluait une promesse de remboursement si les résultats escomptés n’étaient pas atteints dans un certain délai. Cependant, cette promesse était assortie d’une condition : la méthode du formateur devait être suivie à la lettre. Cela signifie que j’étais obligé de mentir à mes futurs clients en utilisant des transformations « avant-après » avec lesquelles je n’avais aucune affiliation, puis de prouver par la suite que ces transformations n’avaient pas donné les résultats escomptés si je voulais être intégralement remboursé.

Cette expérience m’a fait prendre conscience que chacun a ses propres limites éthiques, même lorsque l’on prétend aider autrui. Elle met en lumière la divergence des seuils de tolérance éthique d’une personne à l’autre.

Enfin, il est important de noter que les « chiffres clés », tels que « 90% de nos clients atteignent leur objectif en seulement 4 semaines » ou « 95% sont satisfaits de notre accompagnement », peuvent également être sujets à la manipulation, comme je l’ai découvert dans le cadre de cette expérience.

En somme, cette anecdote met en exergue l’importance de remettre en question la véracité des témoignages et des transformations clients, ainsi que de ne pas avoir peur de questionner la morale et l’éthique des décisions des personnes s’identifiant en tant que professionnel de leur domaine.

Note : Voyez ce critère de légitimité comme la cerise à poser sur le gâteau plutôt que l’inverse.

Pour agrémenter votre réflexion, voici quelques autres critères de légitimité professionnelle que vous pourriez considérer :

  • Les valeurs du coach : sont-elles de simples revendications ou sont-elles incarnées au quotidien ?
  • Ambitions professionnelles à court, moyen, long terme : les ambitions passées, sont-elles respectées ou revues en considération en cas de changement ? Est-ce que le public est tenu informé à temps des changements de direction de l’entreprise ?
  • Mauvais écho (quel qu’il soit) : est-il avéré, est-ce une exagération de la part de son émetteur ou une tentative de fake news ?

L’entièreté des précédents critères ne sont que le point de départ pour évaluer la légitimité professionnelle du coach avec qui vous souhaitez collaborer. Il peut évidemment y avoir d’autres facteurs spécifiques à chaque profession qui jouent un rôle dans la détermination de la légitimité du dit professionnel.

En fin de compte, la légitimité professionnelle est un concept complexe qui peut varier en fonction du contexte et des normes professionnelles de chaque domaine. En cela, rappelez vous que la priorité est que vous vous serviez de cet article comme support visant à rendre davantage mobile votre esprit critique.

Le doute méthodique

Lorsqu’on examine les critères énumérés précédemment, il est naturel de se demander s’il est possible de réellement distinguer un « bon professionnel » d’un « mauvais professionnel », un « bon coach » d’un « mauvais coach ». Même si un coach remplit 8 critères sur 10, il peut toujours y avoir un écart entre l’image que l’on se fait de lui et la réalité, pour des raisons qui nous échappent. Cette incertitude peut être déconcertante. Certains pourraient considérer que, puisque la distinction entre le vrai et le faux est parfois floue, le doute n’a pas sa place. Si vous vous reconnaissez davantage dans cette perspective, peut-être devriez-vous faire un détour par l’étude de René Descartes.

Un ami en étude de philosophie m’a recommandé de m’initier à l’œuvre de Descartes en lisant [17] et [18] ([19] et [20] si vous préférez l’audio). La célèbre phrase « je pense, donc je suis » peut, dans notre contexte, se traduire par « mon doute méthodique existe » ou « mon doute méthodique peut exister ».

Pour me rappeler l’importance du doute méthodique, j’ai développé une technique personnelle. Lorsque je me trouve face à une situation où je suis séduit par les arguments d’un interlocuteur, je m’imagine plongé au plus profond de la « caverne de Platon » (pour en savoir plus, voir référence [21]). Cette visualisation me permet de prendre du recul par rapport à la situation et à mes préjugés potentiels avant de prendre une décision finale. Cette astuce peut ne pas convenir à tout le monde, mais je vous encourage à trouver votre propre méthode pour vous rappeler que nous pouvons nous tromper n’importe quand, n’importe où, en étant n’importe qui, et ce sur n’importe quel sujet.

En fin de compte, être conscient des limites de sa propre conscience peut être assimilé à de la métacognition. La métacognition peut être définie comme « l’ensemble des connaissances et des croyances que nous possédons sur nos propres processus cognitifs passés, présents et futurs », ou plus simplement comme « une réflexion sur notre propre pensée » (voir référence [22] pour en savoir plus).

Lorsque vous cherchez à évaluer la légitimité professionnelle de quelqu’un, il n’est guère pratique d’entreprendre une procédure expérimentale pour chaque doute qui surgit. En effet, la manipulation individuelle de critères d’évaluation de la légitimité professionnelle peut être fastidieuse, tandis que leur manipulation groupée est tout un défi en soi. Pour faciliter cette tâche, il est préférable de suivre un modèle accessible qui offre une utilité pragmatique.

Dans cette optique, explorer le concept commun du « bayésianisme » du point de vue pragmatique semble être une piste de réflexion judicieuse pour mieux cerner l’importance pratique des critères de légitimité professionnelle utilisés dans cet article.

Le « bayésianisme pragmatique » vise à « approcher rapidement les calculs bayésiens exacts par des calculs heuristiques » [23], ce qui se révèle particulièrement utile dans notre quotidien où il est parfois nécessaire de prendre des décisions immédiates. L’un des aspects que j’apprécie le plus dans cette approche bayésienne, c’est qu’elle nous permet d’améliorer constamment notre pensée, même si notre première impression initiale est erronée !

Vision primaire des statistiques bayésiennes [24]

Pour adopter une pensée bayésienne, il est essentiel d’avoir des opinions a priori sur les hypothèses avant même de procéder à l’expérimentation [24]. Dans le contexte de cet article, cela signifie qu’il est nécessaire d’avoir des préjugés initiaux sur les critères de légitimité professionnelle appliqués à un coach avant d’entreprendre notre première analyse consistant à regrouper ces critères.

Les plausibilités initiales d’une hypothèse a priori permettent aux bayésiens d’établir un niveau de crédibilité initial pour ladite hypothèse [24]. Dans notre cas, cela pourrait, par exemple, se traduire par la réserve quant à la validation d’un diplôme en tant que critère de légitimité tant qu’aucune preuve factuelle n’a été fournie.

Au fur et à mesure de l’expérimentation, les curseurs de croyance associés à l’hypothèse sont régulièrement comparés et ajustés, ce qui signifie qu’ils peuvent être sujets à des modifications [24]. Cela pourrait correspondre à l’acceptation de la validation d’un diplôme en tant que critère de légitimité après la présentation d’une preuve factuelle convaincante.

Modèle de pensée du bayésianisme [24]

En résumé, l’inférence bayésienne recommande de faire preuve de scepticisme à l’égard des informations qui ne concordent pas avec nos croyances préexistantes. Cependant, cette approche peut être à double tranchant selon moi :

D’un côté, si vous adoptez une pensée libertaire de manière constante, vous pouvez devenir plus vulnérable à la manipulation marketing, car bon nombre de vos croyances peuvent ne pas être étayées de manière méthodique. Imaginons un instant que vous soyez un fervent admirateur d’un influenceur fitness dont vous attendez avec impatience la publication de sa prochaine vidéo YouTube. En tant que fan inconditionnel, vous serez prompt à défendre votre idole dès que quelqu’un émettra la moindre critique à son encontre. Ainsi, lorsqu’une personne exprimera simplement son désaccord à l’égard de votre « maître », vous pourriez vous retrouver à former un bloc d’opposition avec vos partisans contre le « camp adverse ». Dans ce type de situation, les deux parties ont généralement des perspectives intéressantes à partager, mais leur endoctrinement peut les priver de l’humilité nécessaire pour prendre du recul. C’est le premier aspect à considérer de cette dualité.

À l’inverse, le second aspect est un atout. Si vous avez établi des critères de légitimité professionnelle à l’avance, en utilisant les critères présentés dans cet article comme base d’évaluation, l’inférence bayésienne devient un outil puissant à votre service. Pour contrer le marketing malveillant qui sévit particulièrement sur Internet, il est essentiel de comprendre que c’est notre capacité à remettre en question de manière critique qui nous protège, bien plus que notre niveau de connaissance sur le sujet en question. Dans ce contexte, si vous avez pleinement confiance en votre modèle bayésien, car vous l’avez élaboré et affiné au fil du temps, alors n’hésitez pas à mettre en échec ces tentatives de manipulation. À noter : « Il semble que les individus ayant une plus grande maturité cognitive accordent davantage d’importance à leurs croyances fondées sur des faits antérieurs lorsqu’ils évaluent de nouvelles preuves, plutôt que de privilégier la conformité avec leurs affiliations politiques » [5]. En d’autres termes, moins de perte de temps sur les réseaux sociaux, davantage de pensée bayésienne factuelle !

Conclusion

En conclusion, l’industrie du fitness, en particulier dans la sphère francophone (je le pense), continue de propager des informations trompeuses au sein de leur communauté, ce qui peut facilement induire en erreur les individus les moins vigilants en leur vendant une notion de légitimité professionnelle comme argent comptant. Par conséquent, il est judicieux de ne pas accorder un crédit automatique à des tiers, en particulier sur les réseaux sociaux. Vous avez le droit, voire le devoir, de cesser d’écouter des personnes que vous ne considérez pas légitimes pour vous conseiller. Refuser de se laisser submerger par la désinformation est une démarche intelligente et personne ne devrait vous reprocher cette attitude, bien au contraire. Cependant, dans la réalité, l’argumentation est parfois perçue comme désagréable par certains, et la contradiction est souvent vue comme une attaque visant à imposer son point de vue. C’est donc à vous d’apprendre à discerner et à vous protéger de cette décadence.

Dans cette optique, le scepticisme peut offrir une thérapie libératrice à travers le rire, qui reflète la prise de distance mêlée de mépris et d’indifférence envers les certitudes des dogmatiques. Le rire, en évacuant les humeurs excessives, rétablit l’équilibre [25]. Cependant, il est important de trouver « cet équilibre » dans votre démarche sceptique. Jean Michel Abrassart nous avertit que le burn-out sceptique est possible, tout en rappelant qu’être sceptique consiste avant tout à prendre du plaisir à explorer un sujet qui nous passionne [26]. Ainsi, au cours de votre cheminement en tant que sceptique, dont l’un des objectifs majeurs (il me semble) est de distinguer la vérité de la vraisemblance, il est essentiel de ne pas tomber dans l’apologie du scepticisme. Retenez qu’une pensée excessivement critique peut vous laisser démuni lorsque quelqu’un essaiera de vous vendre un produit ou un service de qualité médiocre. Je ne peux donc que vous encourager à continuer à vous renseigner sur l’esprit critique, pour que la remise en question de vos croyances naisse sur des bases plus solides, et donc plus saines à votre égard.

J’espère qu’après avoir lu cet article, vous avez réfléchi différemment à la relation entre l’action et la préparation en ce qui concerne la légitimité professionnelle. Si votre avis a changé, n’hésitez pas à le partager. Si votre opinion n’a pas évolué, vous êtes également invité à la partager. Avez-vous apprécié cet article ? Y a-t-il un passage qui vous a semblé moins clair ou insuffisamment développé par rapport aux exigences de l’article ? Êtes-vous en désaccord avec certains des points que j’ai soulevés ? Avez-vous été choqué ou ému en remettant en question la légitimité professionnelle de l’un de vos influenceurs préférés ? Quel que soit votre point de vue, l’espace commentaire est à votre disposition dans un esprit bienveillant.

Pour écrire dans l’espace commentaire, retenez simplement que la cible ci-dessous peut vous éviter de tuer des chatons …

Cible de Graham [27]

Autrement dit, nul besoin de tenter une croisade contre moi ou contre mes idées suite à un simple désaccord …